maledetti_fEd. NdA 2010

Un voyage musical, anarchiste et innovante, entre les chansonnniers francophones les plus reconnus. À partir de précurseurs Aristide Bruant et Yvette Guilbert, les champions du réalisme de la chanson, jusqu’à la rockstar d’aujourd’hui Renaud, en passant par Léo Ferré, Boris Vian, Georges Brassens, Jacques Brel et Serge Gainbsourg, mais sans oublier les notes sulfureuses de Jean Ferrat, la poésie désespérée de Barbara, les voix intemporelles de Juliette Gréco et Edith Piaf, les inventions sur la scène de Yves Montand et Herbert Pagani ou les raids rock interprétés par Johnny Hallyday, et bien d’autres.

Une chanson de siècle, 1880-1980, dédiée à l’intersection entre la musique, la poésie et le drame qui a fait la fortune de beaucoup d’albums et la joie de ceux qui ont partagé les emplacements de ces chanteurs agressifs. Conte musical d’une époque, mais aussi les histoires de rupture de la vie parisienne, centre culturel de l’Europe, une terre qui cherche nouveaux idéaux et valeurs.

Le Saint-Germain-des-Prés de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, le jazz de Charlie Parker et Miles Davis, ou les films de Brigitte Bardot et François Truffaut, sont entrelacés avec les voix de l’existentialisme et du mai ’68, tandis que même dans les récentes émeutes dans les banlieues les plus oubliées, tout le monde semblent faire écho aux «maudits» du passé.

Non seulement la vie et les paroles de ces plus belles et poétiques journalistes caustiques dans la musique, mais aussi l’atmosphère de ceux qui sont encore à la recherche d’ un « voyous Paris » qui n’existe plus, mais que sous le pavé cultive ces utopies anarchistes que leur art a rendu possible .